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19/06/2013

Des vacances sans voiture? Difficile sans y mettre de la volonté...

Par Ludovic Bu

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Il y a deux ans, ma femme et moi avons tenté le voyage «décarboné» en partant à Venise puis en Croatie sans avion ni voiture. Pas toujours simple, et quelques fois frustrant, certaines destinations n'étant pas accessibles autrement (nous ne les avons donc pas vues). Mais tout à fait possible, et même très agréable parfois avec, par exemple, l'arrivée en train à Venise avec le soleil levant et une vue splendide sur la ville. Ou la croisière en ferry entre les deux pays.

En 2012, nous avons encore tenté de limiter l'impact environnemental de nos vacances. Direction le Poitou, la Vendée puis l'Ile de Ré. Première étape, Poitiers et Tercé. Notamment pour assister aux exceptionnels Workshop InFiné @ La Carrière du Normandoux. Un label pointu de musique électronique qui invite ses artistes dans une ancienne carrière inondée et transformée en lieu de création. Magique. Oui, mais comment y aller autrement qu'en voiture? C'est à peu près la question qui s'est posée à nous pour chacune de nos étapes d'un petit périple estival en métropole.

Aller de Drancy (93) à Poitiers (86) en train est simple. Un coup du fameux RER B, un peu de ligne 6 du métro, puis une heure trente de TGV, et nous voilà arrivés. En 2h15 au lieu de 3h20 en voiture (selon Mappy). Et pour un coût de 100€, contre 130€ selon le fisc, plus 32,20€ de péages. Seulement voilà: et après? C'est là que les choses se compliquent.

Ne connaissant pas bien la région, je cherche dans le périmètre urbain de Poitiers, avec le calculateur d'itinéraires de Vitalis, le transporteur local. Rien. Je tente ma chance sur le site du Conseil général du Poitou, qui gère les liaisons interurbaines. Malgré un plan qui n'indique pas tous les arrêts des différentes lignes, je trouve un trajet. Mais on ne m'indique que l'heure d'arrivée à Tercé, et pas l'heure de départ de Poitiers... Et certains arrêts apparaissent mais on ne peut savoir si le bus s'y arrête, puisque seul un tiret indique leur existence, sans autre précision ni légende. J'en arrive à la conclusion qu'il y a peut-être un bus pour aller à Tercé, mais aucun pour revenir le lendemain (si ce n'est à 7h30, heure un peu matinale après avoir passé une partie de la nuit à écouter de la musique).

J'ai aussi cherché via les modes alternatifs: covoiturage et autopartage. Sur le numéro un du covoiturage en France, un seul trajet. Je tente le contact. Sur le site local, trois autres. Je tente ma chance également. Les seules réponses furent négatives, vacances obligent. Côté autopartage, je regarde le site d'Otolis. Qui ne fonctionne que sur abonnement. Raté pour cette fois. Je tente aussi côté CityzenCar où je ne réussi pas à louer la voiture de Pauline B, qui habite Poitiers. Même échec chez Voiturelib.com... Je finis par contacter les organisateurs de la soirée, qui, gentiment, acceptent de venir nous chercher à Poitiers. Ce sera donc en voiture que nous irons à Tercé. En profitant d'une navette de toute façon organisée pour aller chercher un artiste à l'aéroport. Nous reviendrons le lendemain à Poitiers toujours grâce aux organisateurs de la soirée, adorables.

Ensuite, nous allons passer quelques jours chez une amie, à Bretignolles sur Mer (85). Le site de la ville, qui laisse penser que Brétignolles se situe près de trois aéroports, renvoie vers le site du transport en cars du département. Là, une carte pas trop mal foutue indique la ligne qui dessert notre destination. Problème: entre le train depuis Poitiers jusqu'aux Sables d'Olonne (deux correspondances) puis le bus qui en part, il faut au minimum 4h contre 2h18 en voiture. Et 66€ minimum en train contre 39 pour le carrosse à quatre roues. Pas emballant.

Et une fois sur place, impossible de se déplacer pour aller visiter Noirmoutier ou les alentours. Résultat, nous faisons le choix d'aller de Poitiers à La Rochelle en train, puis d'y louer une voiture. Là, les loueurs entre particuliers sont pauvres en offres, ou proposent des tarifs équivalents à ceux des loueurs, pour des voitures moins neuves et situées plus loin de la gare. Nous passerons donc par Avis, situé en face de la gare.

Dernière étape de notre périple: l'Ile de Ré. Et comment aller de Brétignolles à l'Ile de Ré? En bus+train+ bus, c'est long, très long. Car, bien sûr, les horaires du bus de Brétignolles aux Sables d'Olonne ne correspondent absolument pas aux horaires des trains vers La Rochelle. Et là encore, le bus+train coûte plus cher que le trajet en voiture: 48€ contre 33€. Par contre, très bon point, on peut facilement aller de La Rochelle à l'Ile de Ré en bus, et toutes les communes de l'Ile de Ré ont leurs navettes de village gratuites et qui fonctionnent tous les jours y compris les dimanches et jours fériés. Donc, au moins, sur place, on peut plus facilement se passer de voiture. Sans parler d'un réseau de pistes cyclables très développé. Résultat, il y a des vélos partout!

Et vous, vos vacances, vous les avez passées comment?

12/06/2013

Choisir, c’est agir

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Par Yann Arthus-Bertrand, président de la fondation GoodPlanet

C’est une idée qui a été immortalisée par des géants de l’histoire humaine: consommer ou ne pas consommer peut changer le monde. Quand Gandhi déclenche le mouvement pour la dignité et l’indépendance du peuple indien, il met en place le boycott du sel et du coton britanniques. Quand Rosa Parks refuse de céder sa place dans le bus à un blanc dans l’Amérique raciste des années 1950, elle déclenche, avec Martin Luther King, le boycott des transports en commun et signe la fin de la ségrégation dans le pays.

A une échelle bien plus modeste, dans notre quotidien, nous pouvons tous agir avec notre porte-monnaie. Chacun peut acheter des produits plus sains pour soi et sa famille, des produits plus justes pour celles et ceux qui les produisent, ou encore des produits moins nocifs pour l’environnement.

Il n’y a pas de solution miracle, il n’y a pas de produit parfait, et parfois, on n’a pas vraiment le choix. Mais prendre le soin de regarder une étiquette, peser le pour et le contre sur tel ou tel produit, c’est prendre conscience des liens qui nous lient aux paysans de notre région ou aux ouvriers de l’autre bout de la planète. Et donc de la responsabilité que nous portons.

Réfléchir à cela, c’est une manière de vivre ensemble. C’est pour cela que la fondation GoodPlanet, que je dirige, s’est associée au groupe Casino pour sensibiliser les consommateurs. Pour donner à réfléchir sur la portée de cet acte si simple que de mettre un produit dans un caddie.

Car c'est un acte simple mais un acte qui peut prendre du sens si vous lui en donnez. Et qui peut changer la vie. Car choisir, c’est agir.

 
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